Ecrite en 1997, Faut-il tuer Gill Bates ? est le résultat d'une enquête menée sur le web auprès de nombreux internautes de toutes les nationalités. La pièce reprend à peu près toutes les opinions, pour ou contre, et les types d'argumentation : technique, pragmatique, dialectique ou émotionnelle.
Janvier 1998, une jeune styliste, une sculptrice, un designer accessoiriste, un créateur de musique électronique et un régisseur lumière se joignent aux comédiens et à l'auteur / metteur en scène. Tous sont sensibles au thème des nouvelles technologies. Mais, à l'époque de la création, une grande partie du public ne sait pas qui est Bill Gates, et ne décrypte pas l'anagramme Gill Bates.
La pièce fait allusion au système d'exploitation Windows 95 qui fait écho tout naturellement au système Windows 98 qui sortira avec un peu de retard, juste après la première représentation.
Entre-temps Bill Gates se fait entartrer en Belgique puis accueillir par le Premier Ministre français à Matignon, avec les honneurs dignes d'un chef d'état. Au fil des répétitions, les informations de ce genre se multiplient dans les médias et dépassent très largement le cadre des revues spécialisées comme " Le Virus informatique " ou " PC magazine ". Mais toutes ces informations tendent vers un seul but : la promotion de Windows 98.
Lors d'une démonstration sur grand écran, en présence de Bill Gates et de nombreuses caméras de télévision, le système 98 plante et l'ingénieur ne parvient pas à redémarrer le système.
C'est dans ce contexte que la pièce est jouée pour la première fois au lieu-dit " La grange aux belles " dans le 10e arrondissement de Paris.